Dans la quatrième de couverture, l’auteur introduit le sujet du livre, reprenant à son compte la fameuse expression Nietzschéenne du « monstre froid ». 

« Depuis quelques dizaines d’années, pour expliquer notre univers, physiciens et cosmologistes sont amenés à forger, en toute bonne foi et en toute quiétude, un nouvel et effrayant système du monde. Ils nous proposent un multivers – c’est à dire une multitude d’univers – qui, parce qu’il est infini, éternel, et totipotent (dans ses versions les plus avancées, par exemple celle dite du « paysage cosmique »), équivaut largement au Dieu des religions, en parfaitement réel cette fois. Mais c’est un Dieu qui n’a, pour nous humains, aucune considération – ni amour, ni pitié –, qui est sourd et aveugle à notre existence. S’il est un monstre qui soit le plus froid des monstres froids, le voilà.

Ceci n’est pas une fantaisie de savant, c’est tout proche d’être un fait scientifique requis par les observations astronomiques et les lois de la physique fondamentale. 

 (Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, quatrième de couverture)