Il y a comme un enchaînement nécessaire : le big bang amène à l’idée de multivers et lequel conduit nécessairement à l’idée d’une infinité d’univers. (cf. http://multiversetreali.canalblog.com/ ) Voilà qui vient concurrencer Dieu dans l’un de ses attributs dits incommunicables, à savoir : l’infini. 

Etant posé que le Big Bang fut le résultat d'un événement, dit « singularité », il serait bien déraisonnable de persister à croire que cet événement est, a été, et sera unique, d'imaginer que cet univers qui est le nôtre serait le seul à avoir émergé – sauf à en revenir aux théories créationnistes les plus rigides.

(…)

On découvre que l’idée, révolutionnaire, du Big Bang dépasse de loin la simple remise en cause d’un univers statique, éternel, immuable. C'est une boîte de Pandore qui a été ouverte.

(…)

Cette précaution étant prise, (…) plus l'on y songe, plus cela devient une évidence : si notre univers n'est pas unique, c'est le multivers. Si multivers il y a, c’est une infinité d’univers qui le constitue.

C'est ou l'unique, ou l'infini.

Pas de milieu...

Quelle justification trouverait-on pour une nouvelle limitation ? Toute limitation, qui imposerait un nombre fini d'univers, ne renverrait-elle pas au présent dilemme de l'unicité, ou non, de notre univers ?

Et si l’on parvenait à nous prouver que le multivers est fini, comment ne pas supposer l’existence possible d’un autre multivers ? D’une infinité de multivers ? 

A chaque fois que l'on sera tenté de limiter un ensemble d'univers, on pourra toujours concevoir d’en dépasser les limites : par-delà cet ensemble d'univers, il peut encore y avoir d'autres ensembles d'univers, et cela ad infinitum. 

(Multivers et réalité humaine, Louis Loujoz, §§ 8 et 9)